Grammage papier tract : 90, 135 ou 170 g pour un flyer ?

Publié par Claire le 02/10/2026 02:00.

Un tract en 90 g/m² et un flyer en 170 g/m² ne servent pas le même usage : le premier part en distribution massive, le second se remet en main propre. Le grammage du papier d'un tract dépend de son mode de diffusion, de son coût d'impression et d'envoi, de sa finition et de son pli.

Quel grammage choisir selon la distribution du tract ?

Le grammage exprime la masse d'un papier par mètre carré : une feuille de 135 g/m² pèse 135 g pour 1 m². Sa mesure est définie par la norme NF EN ISO 536, publiée en février 2020. L'épaisseur est une autre caractéristique, mesurée notamment selon la norme ISO 534:2011. Le choix du grammage se fait donc d'abord selon le mode de diffusion du tract.

Panneau imprimé et échantillons colorés posés sur une table près d’un rouleau de papier et d’un emballage carton HP dans un

90 g/m² pour diffuser largement

En 90 g/m², le tract reste léger. C'est le grammage que je retiens pour une distribution massive ou un publipostage. En contrepartie, la feuille a peu de tenue en main et peut paraître éphémère au lecteur.

En recto-verso, ce papier léger garde un intérêt. La Poste cite le 90 à 100 g/m² comme moyen de limiter la transparence par rapport à un papier bureautique plus fin.

135 g/m² pour un flyer de distribution

Pour un flyer, la plage de 115 à 170 g/m² sert de repère. Selon La Poste, les flyers sont souvent imprimés entre 135 et 170 g/m². À mon sens, le 135 g/m² est le grammage standard d'un flyer : il tient mieux en main qu'un papier léger tout en restant souple.

La différence se joue sur le contexte de remise. En 115 g/m², un flyer suffit pour une distribution dans la rue. Glissé dans un sac remis lors d'un salon, il justifie plutôt 135 g/m².

Grammage Usage Tenue en main
90 g/m² Distribution massive, publipostage Faible, aspect éphémère
115 g/m² Distribution dans la rue Suffisante pour une lecture rapide
135 g/m² Flyer glissé dans un sac de salon Marquée, feuille souple
170 g/m² Remise en main propre Plus de présence, souplesse conservée
200 à 250 g/m² Comptoir, présentoir, dépliant consistant Semi-rigide
300 à 350 g/m² Support proche de la carte Rigide

Le format compte aussi. La Poste présente l'A5 comme facile à manipuler et adapté à la diffusion en boîte aux lettres.

170 g/m² et plus pour davantage de tenue

En 170 g/m², le flyer reste souple mais gagne en présence lors d'une remise en main propre. Un flyer de 250 g/m² résiste mieux aux manipulations et peut rester sur un comptoir ou dans un présentoir. Entre 200 et 250 g/m², le support devient semi-rigide, comme un dépliant consistant ou un carton d'invitation.

Entre 300 et 350 g/m², la tenue se rapproche de celle d'une carte. Ce n'est pas le grammage standard d'un tract distribué en masse. Sur plusieurs milliers d'exemplaires, passer de 170 g à 300 g ne rend pas nécessairement le message plus efficace.

Quel coût prévoir selon le grammage ?

Un grammage plus fort coûte plus cher en papier, mais il n'explique pas à lui seul l'écart entre deux devis. Le poids du papier pèse aussi sur l'affranchissement et la logistique. Ce qui compte ici, c'est de séparer ce qui relève du grammage de ce qui relève du reste de la fabrication.

Impression en cours avec un rouleau de papier et une bobine posés sur une boîte, prêt à être utilisé pour des tirages.

Le prix de fabrication à caractéristiques égales

À surface et tirage comparables, un grammage plus élevé consomme davantage de papier et peut renchérir la fabrication. Le prix dépend toutefois de plusieurs autres paramètres :

  • Le format : la surface imprimée fixe la quantité de papier consommée.
  • La quantité : le tirage modifie le coût de chaque exemplaire.
  • Le type de papier et les faces : la nature du papier et le choix du recto ou du recto-verso entrent dans le prix.
  • Le procédé et les finitions : le mode d'impression et les opérations ajoutées complètent le devis.

Pour attribuer un écart de prix au grammage, comparez deux devis de même format, même quantité, même recto ou recto-verso et mêmes finitions. Sinon, la différence peut venir de n'importe quel autre poste.

Le poids des formats A5 et A4 envoyés

Papier seul, hors enveloppe, un A5 pèse 4,20 g en 135 g/m² et 5,28 g en 170 g/m². En 250 g/m², il atteint 7,77 g. Un A4 pèse 8,42 g en 135 g/m² et 10,60 g en 170 g/m². En 250 g/m², il atteint 15,59 g. Selon La Poste, la Lettre verte coûte en 2026 1,52 € jusqu'à 20 g et 3,10 € jusqu'à 100 g. Le palier suivant atteint 5,24 € jusqu'à 250 g. L'affranchissement se calcule sur l'envoi complet, enveloppe comprise. Ce sont des tarifs grand public, pas ceux du publipostage professionnel.

Les coûts liés au façonnage et aux volumes

Un papier épais destiné à être plié peut demander un rainage, une opération qui marque la ligne de pli et ajoute un coût de fabrication. Sur un tirage important, un grammage supérieur peut aussi peser sur le transport et le stockage.

L'ADEME recommande d'adapter le grammage à l'usage du document et d'optimiser son format, son tirage et son poids. Pour un budget serré, la solution économique reste donc le grammage le plus bas qui remplit l'usage visé.

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Quelle finition associer au grammage choisi ?

Deux tracts de même grammage n'ont pas le même rendu s'ils sont imprimés sur couché brillant, couché mat, satiné ou papier offset. Le type de papier se choisit en fonction du visuel et des conditions dans lesquelles le tract sera lu.

Le couché brillant pour les visuels colorés

Un papier couché a reçu une couche qui rend sa surface lisse. Cette surface fait ressortir les photographies et les aplats colorés.

Le papier couché brillant accentue les couleurs saturées et les noirs profonds. Pour un flyer très illustré, l'association avec un 135 g/m² est courante, et c'est celle que je privilégie.

Le couché mat pour limiter les reflets

Le couché mat donne un rendu plus sobre et atténue les reflets qui gênent la lecture d'un tract. Le même principe vaut pour les affiches et la PLV intérieure : sous éclairage artificiel, un papier poster mat en rouleau améliore la lisibilité.

Sur papier mat, les couleurs peuvent paraître moins nuancées que sur brillant. Choisissez le mat quand le texte domine ou que le lieu de lecture est très éclairé.

Le satiné et l'offset selon l'usage

Le satiné, ou demi-mat, offre un rendu intermédiaire. Il peut limiter certains reflets du brillant tout en conservant des noirs profonds.

Le papier offset non couché absorbe davantage l'encre et présente un aspect plus naturel. À examiner si le tract doit être complété au stylo ou tamponné, des usages pour lesquels certains papiers couchés ne sont pas prévus.

Mat, brillant et satiné décrivent la surface, pas le grammage. Leur choix ne dit rien de la tenue ni de l'opacité du tract, qui se vérifient à part.

Que vérifier avant de valider le papier ?

Le grammage et la finition fixés, trois points restent à contrôler : la transparence en recto-verso, la tenue du pli et le passage en machine. Ce sont eux qui provoquent les mauvaises surprises à la livraison.

L'opacité en impression recto-verso

L'opacité indique dans quelle mesure l'impression du verso reste visible à travers le recto. Elle se vérifie séparément du grammage, et sa mesure est définie par la norme ISO 2471:2008.

Les chiffres d'une même gamme montrent l'écart entre paliers. Sappi a documenté en 2025 ces opacités :

  • Couché brillant 90 g/m² : opacité annoncée de 90 %.
  • Couché brillant 135 g/m² : opacité annoncée de 95,5 %.
  • Couché brillant 170 g/m² : opacité annoncée de 97,5 %.
  • Couché mat 135 g/m² : opacité annoncée de 97 %.

Ces valeurs décrivent les papiers mesurés, pas tous ceux de même grammage. Un couché mat peut donc dépasser un brillant de même poids : demandez l'opacité de la référence exacte.

La tenue du pli sur papier épais

Plier un papier de grammage élevé peut laisser une marque blanche ou provoquer des craquelures. Le rainage prépare le pli avant le façonnage. Pour certains couchés mats, les consignes techniques prévoient un pli parallèle aux fibres et un rainage dès 150 g/m² ; pour un couché mat précis, Antalis demande un rainage plus important au dos du pli à partir de 200 g/m².

Ces seuils dépendent du papier. Pour une gamme de satiné, Sappi recommande un pré-rainage dès 135 µm d'épaisseur : la consigne porte alors sur l'épaisseur, pas sur le grammage.

Le passage en machine et l'essai

Le grammage maximal accepté par une imprimante dépend du modèle, du bac et du papier. Une feuille admise dans le bac peut être refusée par le recto-verso automatique. En mise sous pli mécanisée, l'épaisseur, la rigidité, le frottement et le type de pli comptent autant que le grammage.

Un essai sur le visuel et le papier envisagés permet de contrôler le toucher, le rendu, la lisibilité, le pli et l'écriture éventuelle. Pour un envoi, pesez l'enveloppe garnie. Pour une impression interne, vérifiez le passage dans la machine concernée.

Foire aux questions

Non. Le grammage ne mesure ni l'épaisseur ni la rigidité : selon leur composition, leur densité, leur couchage et leur fabrication, deux papiers de même grammage diffèrent au toucher et en tenue. La « main », c'est-à-dire l'épaisseur rapportée au poids, permet de comparer des papiers de natures différentes.

Non. Le papier recyclé existe en 115 g/m² comme à d'autres grammages, et les deux choix sont indépendants. FSC France distingue « FSC Recyclé » de « FSC Mixte », qui peut associer fibres vierges et recyclées. Selon La Poste, la provenance des fibres et les certifications comptent aussi dans l'impact environnemental.

L'ADEME recommande d'éviter autant que possible les pelliculages, vernis et dorures inutiles pour faciliter le recyclage d'un imprimé.